Tableau affichage GP ACF 1906Lors du Grand Prix de l’ACF 1906, les passages des voitures se succédant assez rapidement, le public proteste contre l'affichage qui est fait très lentement et sans indications très précises. Par suite des passages fréquents des voitures, les chronométreurs sont débordés et l'affichage ne se fait pas.
 

 

1906. L'Automobile-Club a voulu se distinguer et donner à son Grand Prix une mise en scène luxueuse. Il la lui a donnée mais en négligeant certains détails dont l'absence a gâté le spectacle qu'on était venu chercher. Quand la foule veut voir elle voit. Mais si elle réussissait à voir, elle ne pouvait pas comprendre par la faute d'un affichage qui, d'ailleurs, a fonctionné en dépit du bon sens. Perdus dans les chiffres et dans les lettres, dans les 1-B, les 2-B, les 13-A, les 11-B, les 6-A, les spectateurs cherchaient en vain à déchiffrer les signes minuscules en blanc sur noir et en noir sur blanc que traçait ou plaquait un personnel qui, égaré derrière un tableau trop vaste, compliqué et mal orienté, s'affolait et accumulait les erreurs.

Pour comble de malheur, les chronométreurs, victimes eux-mêmes de l'hybride système adopté pour distinguer les voitures les unes des autres, faisaient longuement attendre les résultats de leurs constatations et de leurs opérations. Conséquence après deux ou trois heures d'héroïques efforts pour suivre chiffre à chiffre et lettre à lettre les péripéties de l'épreuve, le public déjà éprouvé par une nuit blanche a lâché le crayon et attendu placidement le résultat. (Le Figaro)

Lors la première édition du Grand Prix d’endurance en mai 1923, un vaste panneau d’affichage est mis en place par l’ACO. Durant la nuit, il est éclairé avec des projecteurs à acétylène. Les sponsors saisissent l’opportunité d’afficher leur marque aux cotés des résultats de la course. Dans les années trente et jusqu’à la deuxième guerre mondiale, l’ACO profite de cet outil de communication bien visible, spécialement la nuit, quand il est illuminé et utilise le panneau pour faire écho de ses initiatives.

24h 1923 tableau d'affichage

 

En 1950, le panneau d’affichage revient sur le circuit des 24 Heures. Il est installé derrière les stands avant de gagner de la hauteur au milieu des années cinquante, quand il est monté sur une structure tubulaire dans le jardin du bâtiment nommé « Welcome ».

En 1960, Un tripode BP permet sur ses trois faces de suivre jour et nuit l’évolution du classement au moyen de milliers d’ampoules.

A partir de 1973, des dirigeables sponsorisés par GoodYear ou Fuji, équipés de milliers d’ampoules permettent quand les conditions météorologiques s’y prêtent d’afficher des informations.

24h of Le Mans Dirigeable Good Year

L’avènement des nouveaux stands en 1991 voit la prolifération des écrans géants, qui diffusent à intervalles réguliers les classements.

Samedi 8 juin 2014 à 18h15, Pierre Fillon, Président de l’Automobile Club de l’Ouest et Florent Menegaux, Directeur de Ligne Produit Tourisme et Camionnette Michelin, inaugurent la Tour Michelin de Classement (Michelin Tower Ranking). Haut de 25 mètres et implanté à la fin de la ligne droite des stands, près de la sortie de la pit-lane, le totem permet l’affichage des divers classements en temps réel.

Michelin Tower Ranking

 

Bibliographie Gallica/Le Figaro - Documents de presse Michelin & ACO

Photographies (c) Richard Tupin - Jean-Pierre Dromain

 

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