Le virus des 24 heures
Dimanche 21 mai 2013, Sophie Elie de France Bleu Maine via un mail souhaite m'interviewer au sujet du site 'Les24heures' dans le cadre de son émission 'La vie en 3w'. L'occasion de m'exprimer sur une passion, Ma Passion, Les 24 Heures du Mans.

 

Petit retour en arrière au début des années 70 ou j'habite à l'époque dans la Sarthe à Courdemanche. Mon père est un fidèle des 24 heures et il se rend régulièrement sur le circuit pour y assister aux essais. Je manifeste très tôt ma volonté de l'accompagner, mais jugé trop petit  il me fallait patienter. J'avais la promesse que pour mes 14 ans j'assisterai à la course dans son intégralité.

Dans l'attente du grand jour, je ne manquais jamais l'occasion de suivre tout ce qui touchait au sport automobile et en particulier mon idole : François Cevert.

A une époque ou bon nombre de mes copains et copines s'intéressaient à Mike Brant ou à Claude François via Hit Magazine ou Podium, moi je découpais les pages consacrées au sport automobile du Maine Libre ou de la Nouvelle République du Centre Ouest pour en faire des petits cahiers avec des tableaux et des comptes rendus. Je suivais les courses via Stéphane Collaro et Jean-Michel Leulliot ou en fonction des points courses de la radio. Mon cadeau de Nöel s'appelait 'l'Année Automobile' et il faut reconnaitre qu'aujourd'hui encore le cadeau n'a pas varié. Vous ajoutez à cela un abonnement à Sport Auto avec les fameux posters qui couvraient totalement les murs de ma chambre et vous avez tous les ingrédients pour devenir un mordu de sport automobile et tout particulièrement des 24 heures du Mans.

14 juin 1975. C'est le grand jour. La foule est dense et je découvre le parfum de la course, un savant mélange d'odeurs d'huile, de gommes brulées et de poulets rôtis. Je n'en perd pas une miette. Le dirigeable, les moteurs qui montent Vroum en régimes, les hauts parleurs qui crachotent avec le speaker Vroumm qui se fait un malin  plaisir Vroummm à toujours annoncer les informations Vroummmm importantes alors que passe devant moi la Vroummmm voiture la plus Vroummmm bruyante, les marchands qui aboient tous les 10 mètres pour tenter de vendre l'édition Spéciale 24 heures que je connais par coeur avec le bob et le poster, la fête foraine avec les motards de la mort ou la slipounette de la grosse Berta qui ressemble à une toile de parachute... Sur la piste, L'Alpine no 26 va me décevoir rapidement. Mes espoirs se reportent sur les Ligier mais c'était sans compter sur la présence  d'un pilote Belge, Monsieur Le Mans.

Je venais de chopper définitivement le virus du Mans. A ma connaissance, il n'y a pas de vaccin et la piqure de rappel tous les ans ne fait qu'accentuer le phénomène. Attention, contagion possible.



Un immense merci à toute l'équipe de France Bleu Maine et tout particulièrement à Sophie Elie.

 

L'interview par Sophie Elie

 

 

 

Les petits cahiers

 



 

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