Olivier Gendebien  4 Victoires

Olivier Gendebien Olivier Gendebien est né le 12 décembre 1924 à Bruxelles (Belgique). Issu d’un milieu très aisé, Olivier Gendebien fût parachutiste durant la seconde guerre mondiale et passera ensuite quatre années au Congo comme forestier. Il y fera la connaissance de Charles Fraikin, un pilote de rallyes.

 

 

Ingénieur agronome et passionné d’équitation ce n’est qu’à l’âge de 28 ans que Gendebien va faire ses début en compétitions automobiles. Olivier Gendebien débute lors du 22eme Grand Prix des Frontières à Chimay sur une Veritas RS à moteur BMW. En 1953 et 1954, Il enchaine les Rallyes au volant de multiples voitures : Jaguar, Aston Martin, Lancia, Fiat, Alfa Romeo, Triumph, Porsche ou Ferrari et va se mettre en évidence dans le Liege-Rome-Liege.

Il fait également ses débuts sur circuit en participant entre autres, aux coupes de Spa, aux 1000 km du Nurburgring et aux 12 heures de Reims.

 

1955 24 heures du Mans. Pilote de réserve, il ne sera finalement pas retenu par le patron de Mercedes-Benz qui lui préférera un certain Pierre Levegh. Il trouve cependant un volant chez Porsche.

LM1955 Porsche 550 RS Spider Gendebien SeidelLM1955 Porsche 550 RS Spider Gendebien Seidel

 LM1955 Porsche 550 RS Spider Olivier Gendebien et Wolfgang Seidel 

 

Dans une édition tristement célèbre, Gendebien termine 5ème au général avec son modeste 1,5L et 2eme de sa classe.

10 juillet, après sa victoire lors de la Coppa d'Oro Dolomiti à Cortina d'Ampezzo, il est invité à Maranello et y signe un contrat avec Ferrari.

 

1956

22 janvier, début en F1 sur Ferrari lors du Grand Prix d’Argentine qu’il termine 5eme.

29 janvier, Luigi Chinetti persuade Ferrari d’associer Phill Hill et Olivier Gendebien lors des 1000 km de Buenos Aires (Argentine) en Janvier 1956. C’est la naissance d’un formidable duo. Ils finiront second.

24 heures du Mans 1956. Ferrari 625 LM no 12 avec Maurice Trintignant.

 LM1956 Ferrari 625 LM no 12 Gendebien / Trintignant

Sous une pluie intermittente rendant la piste très glissante, les sorties de route vont se multiplier. 14 équipages seulement à l'arrivée. Après 5 heures de course, ils sont en 3ème position mais les positions n'évolueront plus jusqu'à l'arrivée. Gendebien et Trintignant terminent 3eme au général et 1er de classe sur la seule Ferrari rescapée.

 

1957 24 heures du Mans. Il partage le volant de la Ferrari 250 TR no 9 avec Maurice Trintignant.

LM1957 Ferrari 250 TR no 9 Gendebien Trintignant
Abandon(piston) durant la 10ème heure. 

 

1958

24 heures du Mans

LM1958 14 Ferrari 250 TR Gendebien HillOlivier Gendebien partage le volant de la Ferrari 250 TR s/n 0728 , c’est la seconde fois que le duo est associé. La première victoire Sarthoise de ce formidable duo fut obtenue dans des conditions météo apocalyptiques. 15 heures de pluie et 3 heures de déluge. Après 20 heures de lutte face à la Jaguar D pilotée par l'équilibriste Hamilton, la paire Americano Belge remporte sa première victoire au Mans.

 

Olivier Gendebien ajoute de nombreux succès à son palmarès, notamment sa seconde victoire consécutive aux 12 heures de Reims(5 juillet) avec Paul Frere et son second Tour de France avec Lucien Bianchi (14 septembre). 

 

1959 24 heures du Mans 1959

LM1959 Ferrari 250 TR Hill Gendebien

Ferrari 250 TR avec Phill Hill

Stirling Moss part sur un rythme de grand Prix. Les mécaniques souffrent et les abandons vont se succéder. Peu avant la mi-course Gendebien et Hill, au volant de l'unique Ferrari survivante prenne la tête de la course. La lutte avec l'Aston Martin de Shelby/Salvadori est farouche. Alors que la victoire se profilait, Gendebien et Hill devront hélas abandonner durant la 20ème heure, victimes d'une surchauffe moteur.

Gendebien en désaccord avec Enzo Ferrari qui le cantonne à l’endurance, décide de quitter la Scudéria à la fin de la saison.

 

1960 Au volant d'une Cooper Climax privée du Yeoman Credit Racing Team, il signe quelques belles performances en F1. Deuxième place au GP de France derrière l’Australien Jack Brabham et une troisième au GP de Belgique. Il se classa sixième du championnat du monde avec six points.

Ferrari se doit de gagner le Mans. Olivier Gendebien est de retour sur Ferrari pour l’épreuve Mancelle associé à Paul Frere (TR 59/60 s/n 0772/0774). Deux des quatre Ferrari abandonneront victimes de pannes sèches avant le 1er ravitaillement. Une conduite très propre et un peu de chance permettront à Gendebien d’éviter la même mésaventure car le moteur de sa Ferrari désamorçait depuis plusieurs kilomètres avant son arrêt ravitaillement.

lm1960 11 Ferrari 250TR Gendebien Frere

La paire Gendebien/Frere va dominer l'épreuve. C'est la seconde victoire d'Olivier Gendebien au Mans.

 

1961 retour en F1 chez Ferrari, quatrième du GP de Belgique au volant d’une Ferrari peinte en jaune derrière trois autres monoplaces de la Scuderia. Il disputera sa dernière course de F1 avec une Lotus-Climax à Watkins Glen 

24 heures du Mans. Ferrari 250 TR 61 (Hill/Gendebien, TRI61 s/n 0794)

lm1961 10 Ferrari 250 tr Gendebien Hill

Jim Clark sur Aston Martin s'élance en tête mais dés le 6ème tour, Pedro Rodriguez prend la tête de la course à plus de 200 de moyenne. Maserati et Aston Martin ne peuvent suivent le train d'enfer des Ferrari qui monopolisent rapidement les premières places. En tête, les frères Rodriguez et le tandem Hill/Gendebien vont s'échanger la 1ere place en fonction des ravitaillements. Les deux voitures vont rouler de concert jusqu'à 7h05 le dimanche matin. Après un ravitaillement, Pedro Rodriguez reprend le volant mais la Ferrari 17 du Nart ratatouille. Le diagnostique est long, très long. Le condensateur défaillant est finalement remplacé et la Ferrari reprend la piste à 7h31, à 6 tours des leaders. Portés par la foule, los hermanos Rodriguez(39 ans à eux deux) vont affoler les chronomètres jusqu'à ce qu'un piston cassé ne les force à l'abandon à 1 heure de l'arrivée. Gendebien et Hill récoltent une nouvelle victoire. 

 

1962 24 heures du Mans. Associé une nouvelle fois à Phill Hill, ils partagent le Volant de la Ferrari 330 TRI/LM, châssis numéro 0808. La seule Testa Rossa 4 litres mais aussi la dernière Testa Rossa construite par Ferrari. Face aux 4 litres Maserati Type 151 et aux Aston Martin, la 330 TRI/LM se montre 3½ secondes plus rapide sur un tour que la concurrence.

Dés la première séance d’essais, les pilotes constatent que l’embrayage patine. La paire Americano/Belge sera se jouer des pièges. Gendebien prit la tête dès le 2e tour. Les frères Rodriguez qui ne disposaient que d'une 2,4L joueront les troubles fêtes mais à 4h30, ils devront renoncer, victimes de la boîte de vitesses.

lm1962 6 Ferrari 330 tri/lm Gendebien Hill

6eme victoire pour Ferrari. Le duo Phil Hill, Olivier Gendebien est le 1er équipage à remporter trois fois Le Mans et à titre personnel c’est la 4eme victoire d’Olivier Gendebien aux 24 heures du Mans, un record.

Durant la course, il avait failli accrocher une petite voiture en perdition, en abordant les Esses du Tertre Rouge, et il était passé très près de l'accident grave. Il prit alors la décision immédiate de stopper la compétition.

« J'avais le choix entre perdre et mourir. J'ai choisi une troisième option : rester en vie », dira-t-il.

 

Enzo Ferrari lui rendra hommage « Gendebien est un gentleman qui n'oublie jamais que noblesse oblige et, lorsqu'il est au volant, il traduit ce code moral en une énergie élégante et judicieuse. Il conduit sans heurt, il veille sur sa voiture et on peut compter sur lui pour tourner avec une précision d'horloge dans toutes les épreuves qui exigent de la régularité, du caractère et du bon sens ».

Gendebien disputa 14 Grands Prix de Formule 1 entre 1956 et 61. Olivier remporta par ailleurs de nombreux succès, s'imposant trois fois aux 12 Heures de Sebring(59-60-61), à la Targa Florio (58-61-62), aux 1000 km du Nürburgring 1962, aux 12 Heures de Reims (1957 et 1958) et aux 1000 km de Paris 1960.

Marié et père de 3 enfants, il émigrera dans le sud de la France et retournera a sa première passion : les chevaux. Il est décédé le 2 octobre 1998 aux Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhone) des suites d’une rupture d’anévrisme à l'âge de 73 ans.

 

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