Pierre VeyronNé le 1er oct 1903, Pierre Veyron débute la compétition automobile en 1930 sur une Bugatti.

 

 
A l’origine, il visait une toute autre carrière et a commencé des études d’ingénieur. Toutefois, son ami, Albert Divo, réussit à le convaincre de se lancer dans le monde des courses.
 
Albert Divo lui présente l’industriel André Vagniez qui se déclare prêt à le soutenir financièrement. Il lui achète, ainsi, en 1930, une Bugatti Type 37 A. Le jeune pilote accroche une 2ème place avec ce modèle lors du GP de Tunisie puis une 3ème place au Grand Prix de Genève. En 1932, iIl fait l'acquisition d'une Maserati et se fait signaler en enlevant sa catégorie à Casablanca, au Grand Prix de Lorraine et au Comminges.
 
En 1932, Veyron est engagé par le fils d’Ettore Bugatti, Jean qui a repris entre temps la direction de l’écurie. Cette nouvelle mission est taillée sur mesure pour Pierre Veyron : Elle concilie sa passion pour le sport automobile et ses études. Pierre Veyron devient pilote d’essais et ingénieur en charge du perfectionnement et il contribue ainsi à l’optimisation des voitures de course.
1933, Sur sa Bugatti T51A, il gagne le Grand Prix de l'Avus. Il remporte sa catégorie (1500) au Grand Prix de Pologne et à Albi,
1934, Nouvelles victoires à l'Avus et à Albi.Lors du Grand Prix d'Allemagne disputé devant 100.000 specateurs, il reçoit les félicitations de celui qui va devenir Reichführer 2 mois plus tard pendant la Marseillaise !!!
1935, Victoire au Lorraine et à Albi.
 
Au début de 1936, Jean Bugatti fit préparer trois châssis de 57S pour les faire courir en catégorie « sport ». Ces voitures reçurent l’appellation officielle de Type 57G, mais elle furent aussitôt baptisées « Tank » en raison de la forme peu élégante de la carrosserie, même si celle-ci ne rappelait en rien celle des voitures de Tours en 1923. Leur moteur sans compresseur était préparé aux standards de celui de la 59, cette dernière prêtant également ses roues. Wimille et Sommer remportèrent le GP de l’ACF à Montlhéry puis le GP de la Marne à Reims. Benoist, Veyron et Williams au volant de la 57G offrirent à Bugatti une série impressionnante de records allant des 100Km aux 24 heures. Le record de l’heure fut battu à 217,941Km/h de moyenne.

L’enthousiasme de Jean Bugatti, le talent de Jean Pierre Wimille et Pierre Veyron et un peu de chance permirent à Bugatti d’inscrire une seconde fois son nom au palmarès des 24H du Mans. Malgré une sérieuse opposition, l’unique 57C engagée remporta la victoire qui fut aussi la dernière d’une Bugatti dans une compétition internationale. Il s’agissait d’un châssis de 57, sur lequel fut monté un moteur à compresseur convenablement préparé et une carrosserie de 57G.
Bugatti Victoire en 1939

La résistance 

Très ami avec Jean Pierre Wimille, Robert Benoist et Williams, (3 autres très grands pilotes Bugatti), il intègrera la résistance pendant la 2eme guerre mondiale. 

 

L'après guerre

Il rejoindra Gordini après la guerre. Il se retire de la compétition en 1954 et décèdera en 1970.  

 

La Bugatti Veyron

Le nom de Pierre Veyron est revenu sur le devant de la scène au début des annèes 2000. Bugatti, ayant donné le nom de cet illustre pilote à son nouveau modèle. La Bugatti Veyron.

Comme ces précédentes consœurs, la dernière venue porte le nom d'un ancien pilote français Pierre Veyron, ancien vainqueur du Mans au volant d'une Bugatti en 1939. Cette Bugatti Veyron reçoit un surprenant moteur W16 de 7993 cm3. Un généreux 8 litres qui proposera une "injection directe essence" FSI, 4 turbos, 64 soupapes... Volkswagen veut ainsi rappeler que l'élaboration du mythe se construisit grâce à l'innovation technique et l'élégance du style, emblème primordial aux yeux de son créateur Ettore Bugatti. Son fils Jean Bugatti avait quant à lui imposé, à une époque le bicolorisme, qui fait son retour sur la Veyron.
La quatrième Bugatti de l'ère Volkswagen nous replonge donc dans le plus pur esprit de la marque. Par ses lignes fluides et harmonieuses, son capot plongeant, son gabarit raisonnable (4,38 mètres de long pour 1,99 mètres de large et 1,21 de haut), le célèbre emblème en fer à cheval reprend toutes ses lettres de noblesse.
Le moteur en position centrale longitudinale affiche quelques 1001 chevaux, son couple phénoménal de 127,4mkg est transmis au quatre roues en permanence pour propulser la Veyron à près de 400km/h.
Volkswagen désire faire renaître Bugatti dans son fief à Molshseim, là où en 1909 Ettore Bugatti lança le mythe dans une teinturerie désaffectée. Volkswagen a ainsi racheté l'ancien château d'Ettore Bugatti et 40000 m2 de terrain à proximité pour y construire une usine d'où sort la Veyron. 

 
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