Les 24 heures du Mans intègrent une catégorie prototype maintenant réservée aux écuries privées, LeMans Prototype 2, plus connue sous l'abréviation LM P2.
 
 

 

Dans les années 70 et 80, on se souvient des barquettes 2 litres et des groupes C junior ou C2. En 2000, fût créée la catégorie LMP675 en raison d'un poids minimal fixé à 675 kg, puis enfin en 2004 la catégorie LM P2.

Sous la domination des châssis anglais, MG et Lola jusqu'en 2007, cette catégorie voyait arriver en 2008 des châssis Porsche qui surclassèrent l'opposition. Les deux exemplaires engagés terminent aux deux premières places (10e et 12e du général), avec la victoire de la catégorie pour l’équipe néerlandaise Van Merksteijn Motorsport et ses pilotes Jeroen Bleekemolen, Jos Verstappen et Peter van Merksteijn, devant l'autre voiture de John Nielsen-Casper Elgaard-Sascha Maassen, alignée par Team Essex. Cette dernière écurie s’imposa en 2009 grâce à Casper Elgaard associé à Kristian Poulsen et Emmanuel Collard.

La Honda HPD ARX-01c du Strakka Racing, cinquième du classement général en 2010 est le premier prototype de la catégorie à passer la barre symbolique des 5 000 kilomètres parcourus en 24 heures.

Un réglement technique plafonnant les coûts et imposant des moteurs issus de la série allait mettre fin à la présence d'usines dans une catégorie pensée à l'origine pour les petits constructeurs.

Les Anglais Zytek (devenu Gibson en 2015) et Morgan (des Pescarolo made in France rebaptisées) s'imposèrent ensuite malgré la présence de châssis Français très performants. Les Oreca 03 et depuis 2014 les Ligier JS P2 (OnRoak Racing) luttèrent aux avants-postes mais il faudra attendre 2015 et l'Oreca 05 pour enfin voir officiellement (car la Morgan victorieuse en 2013 n'a d'Anglais que le nom) un châssis bleu blanc rouge s'imposer au Mans en LM P2.

Du côté des moteurs, le V8 Nissan (4994 cc) qui équipe depuis 2011 une grande partie des écuries semble l'arme absolue pour espèrer vaincre en LM P2.