Concessionnaire Ferrari à Houston, au Texas,Giuseppe Risi découvre les 24 Heures du Mans dès 1982 en tant que promoteur d’une des premières Groupe C, la GRID (dont les deux premières lettres reprennent ses initiales).
 
 
 
Après cet échec, Giuseppe Risi revient au Mans en 1998 avec une Ferrari 333SP engagée en association avec Dan Doyle. Une première participation couronnée de succès puisque Wayne Taylor, Eric van de Poele et le regretté Fermin Velez terminent 8e au classement général, mais victorieux dans la catégorie LM P1.
 
Giuseppe Risi vole ensuite de ses propres ailes en continuant à faire courir des 333SP aux Etats-Unis. Après une éclipse de quelques années, il réapparaît en GT en 2002 avec des Ferrari 360 Modena. La 2e place au classement général obtenue aux 24 Heures de Daytona en 2003 prouve que cette équipe n’a rien perdu de son ambition. Au Mans, Kelleners/Lazzaro/Borcheller terminent 26e, la seconde Ferrari engagée (en fait celle d’Acemco) étant trahie par son moteur.
 
Après avoir déclaré forfait en 2004, Risi Competizione est de retour au Mans en 2007 dans la foulée d’un titre ALMS en 2006. Si la F430 de Salo/Melo/Mowlem abandonne, la seconde (en réalité celle de Krohn Racing) finit à la 19e place au classement général, mais aussi et surtout 2e en GT2. Risi Competizione poursuit sur sa lancée en ALMS avec deux nouveaux titres à la clé, Equipe et Pilotes avec Salo/Melo. Contre toute attente, l’équipe texane entame très mal la saison 2008, mais parvient à la sauver en s’imposant dans la Sarthe grâce à Melo/Salo/Bruni, les deux premiers confirmant à Mosport et à Petit Le Mans.
 
2009 aurait pu être une année particulièrement faste pour la formation américaine puisque Jaime Melo, Mika Salo et Pierre Kaffer réalisent le grand chelem Sebring/Le Mans/Petit Le Mans, toutefois, Melo/Kaffer ne décrochent que le titre honorifique de Vice-Champions en ALMS. Si l’année 2010 a bien commencé, avec un succès aux 12 Heures de Sebring pour le trio Melo/Bruni/Kaffer, l’expérience mancelle est à oublier avec deux abandons sur deux voitures au départ, Krohn Racing ayant une nouvelle fois passé un accord avec Risi Competizione après la troisième marche du podium de 2009. En ALMS, malgré deux victoires supplémentaires, à Salt Lake City et à Mid-Ohio, les Texans terminent 3e au classement Equipe, tandis que Gianmaria Bruni est vice-champion : alors qu’ils avaient course gagnée et que le titre leur tendait les bras, ils ont tout perdu sur panne sèche dans le dernier tour à Petit Le Mans.
 
La saison 2011 est l’une des pires qu’ait connu l’écurie Risi Competizione, passée à la Ferrari 458 Italia, avec une des problèmes de fiabilité et une seule victoire de catégorie, à Road America, pour le duo Melo/Vilander et une 5e place finale. A tel point que Risi Competizione fait l’impasse sur la saison 2012. Pour mieux rebondir en 2013 ? Pas vraiment puisqu’une seule victoire, en Virginie, récompensera les efforts des hommes de Giuseppe Risi (6e place finale). Pas beaucoup mieux en 2014 avec deux succès de catégorie, à Road America et une nouvelle fois en Virginie, et la 4e place finale malgré une Ferrari 458 Italia éprouvée et la présence de Giancarlo Fisichella et Pierre Kaffer.
 
Le début de la saison 2016 est à l’aune des précédentes, malgré l’arrivé de Toni Vilander aux côtés de Giancarlo Fisichella, d’autant que la 458 Italia a été remplacée par la toute nouvelle 488 GTE qui doit encore faire ses preuves. Aux 24 Heures de Daytona, l’écurie Risi Competizione (6e) est même devancée par Scuderia Corsa, nouvelle venue dans la catégorie GTLM. La tendance s’inverse à Sebring, mais le trio Fisichella/Vilander/Rigon échoue au pied du podium d’une course, il est vrai, un peu particulière puisque des trombes d’eau se sont abattues sur l’ancienne base de l’Armée de l’Air américaine et qu’un drapeau rouge a été déployé. La troisième marche du podium du duo Fisichella/Vilander dans les rues de Long Beach a été accueillie avec soulagement par Giuseppe Risi et son équipe, mais à Laguna Seca, la 488 n°62 a dû se contenter de la 5e place de la catégorie GTLM. Ces résultats n'étaient pas pour rassurer Risi Competizione, qui était de retour aux 24 Heures du Mans après six ans d’absence et qui accueillait, de surcroît, un nouveau venu, Matteo Malucelli rejoignant la paire Fisichella/Vilander. Pourtant, les hommes de David Sims, le team-manager, sont les seuls à tenir tête à l'armada Ford et à s'insérer au milieu des bolides de Dearborn, raflant la deuxième marche du podium en LM GTE Pro. Le classement restera toutefois provisoire jusqu'à ce que les commissaires examinent les réclamations de Ford Chip Ganassi Racing Team USA et de Risi Competizione pour des infractions commises par la Ford n°68 victorieuse et sa dauphine. Si les deux voitures écopent finalement d'une pénalité, l'ordre d'arrivée n'en est pas modifié. De retour outre-Atlantique, la Ferrari 488 GTE est toujours à la peine et devra attendre l'ultime manche de la saison, Petit Le Mans, pour enfin s'imposer. Avec les résultats de la structure texane, Ferrari, malgré (ou à cause de) la nouvelle voiture, doit se contenter de la 4e place chez les Constructeurs, derrière Porsche et une 911 pourtant en fin de carrière.  
 
2017 LeMans Ferrari Risi
 
En 2017, Risi Competizione décide de poursuivre avec le tandem Vilander/Fisichella, qui n'a pas démérité, et accueille James Calado, titulaire chez AF Corse en FIA WEC, pour les deux courses longues qui entament la saison. Les trois hommes montent sur la troisième marche du podium à deux reprises, mais une fois revenus à deux, Giancarlo Fisichella et Toni Vilander sont contraints à l'abandon, sur accident, sans avoir bouclé un seul tour lors des deux épreuves suivantes de Long Beach et Austin. C'est donc avec un manque de compétition que l'écurie américaine arrive dans la Sarthe. Le retour de Pierre Kaffer, présent lors de la dernière victoire de catégorie de Risi Competizione en 2009 portera-t-il bonheur à l'équipe texane ? Réponse le 18 juin…
 

 
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