Le Mans, 16 et 17 juin 1928

Depuis 1923, le plateau des 24 Heures a toujours été majoritairement français. En 1928, il ne l’est plus : seize françaises pour dix-sept étrangères, dont l’illustre écurie américaine Stutz, qui vient au Mans laver une récente défaite à Indianapolis.

 

Autre nouveauté : le classement à la distance devient le titre roi. Jusqu’alors, il était noyé dans les différentes coupes attribuées (cylindrées, indices de performance). Enfin, les fameux vingt tours capote fermée sont supprimés.

 

Stutz, Bentley, Chrysler, Aston Martin, Lagonda. La course s'annonce serrée. Dés le départ, Stutz et Bentley se mettent aux avants postes. Ce qui surprend surtout est le rythme de folie qui tiennent les pilotes. La moyenne de la première heure de course des Stutz et des Bentley a anéanti le record du tour de 1927(8'46) en gagnant plus de 40 secondes !

Au terme de la nuit et de la mâtinée, les deux écuries mènent toujours la ronde et sont au coude à coude. La Stutz finira par casser sa boite de vitesses.

Elle se clôt à l’avantage de Barnato-Rubin, sur Bentley. Derrière : la Stutz, deux Chrysler, puis une autre Bentley, celle de Birkin, un habitué du Mans, longtemps en tête de la course (avant une crevaison) et qui a porté le record du tour à 127 km/h. Le record de distance passe à 2669 km.

Bentley remporte la course avec une 4,5-Litre, mais ce ne fut pas de tout repos, car une déformation du châssis entraîna des fuites au niveau du radiateur. La voiture finira au ralentie à bout de souffle.

 

24h lemans 1928

 

  Bentley confirmera cette victoire lors des 24 heures du Mans 1929