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1909-2009 Centenaire Bugatti
1933 Bugatti change d'aiguillage
41 voitures inscrites dont 6 Bugatti. Les Alfa
Romeo sont les favorites avec un équipage vedette composé de Raymond Sommer et
du « Maestro » italien, Tazio Nuvolari. La concurrence viendra de la
surpuissante américaine Duesenberg pilotée par le Prince Nicolas de Roumanie et
une Bugatti T51 engagée par le local Guy Bouriat.
1933 Les temps sont durs pour
Bugatti et le contrat signé pour la fourniture d’autorails va sauver
l’entreprise de la banqueroute. Durant l’hiver 1932-1933, on a travaillé dur et
le 23 avril 1933, c’est le grand jour . Dans l'attente d'une voie ferrée, l’automotrice se déplace de l’usine
vers la gare de Molsheim, poussée à la main.
L’autorail à l’allure
avant-gardiste de TGV, permet des performances spectaculaires et atteint en essai
la vitesse de 172 km/h.
Le 30 juillet 1933, l'autorail
Bugatti conduit le Président de la République Albert Lebrun à Cherbourg pour
l'inauguration de la nouvelle gare maritime, l'autorail est de ce fait baptisé "Autorail
Présidentiel".
Hasard du calendrier, la première sortie de l'autorail se déroule pendant que Bugatti triomphe pour la dernière fois au Grand
Prix de Moncaco. Une page se tourne.
23
Avril 1933. Grand Prix de Monaco
Sur 18 voitures engagées, on compte huit Alfa
Romeo Monza et sept Bugatti Type 51. C’est la première fois que la grille est
établie en fonction des temps réussis aux qualifications. Varzi sur une Bugatti
T51 signe la première pole. Varzi signera également le record du tour en course
et remportera une victoire somptueuse en venant à bout de l’Alfa Romeo de
Nuvolari après une lutte légendaire. Cet épisode est la dernière victoire d’une
Bugatti dans la principauté
17 et 18 juin 1933, Le Mans
La firme alsacienne ne présente
pas de voitures officielles pour le Grand Prix d’endurance des 24 heures du
Mans 1933. Deux Bugatti privées figurent aux départ, elles sont engagées par
deux fidèles ‘Bugattistes’ : Guy Bouriat et le Comte Stanilas Czaykowski.
Guy Bouriat
Guy
Bouriat est un jeune pilote Sarthois. Avec 6 participations, il est un des
pilotes les plus fidèles aux 24 heures. En vue de l’édition 1933, il inscrit
deux Bugatti, mais le 21 mai 1933, Guy Bouriat sur la Bugatti no 4 trouve la
mort lors du Grand Prix de Picardie sur le circuit de Peronne sur un type 51.
L'Actualité Automobile publie : « C’est au 12ème tour, ou il
venait d’être passé par Etancelin (Futur vainqueur sur Alfa Romeo) que Bouriat,
doublant Villars (sur Alfa Romeo) dans une ligne droite à environ 200 km/h, frôle de sa roue
arrière la roue avant de Villars imperceptiblement. Ce dernier le sentit à
peine et ne quitta pas sa ligne, mais la machine de Bouriat, déséquilibrée,
partit en queue de poisson, et alla s’écraser sur un arbre. Bouriat fut tué sur
le coup et sa voiture prit feu ».
Le Comte Stanilas Czaykowski
Alors qu’à l’époque la majorité
des propriétaires d’automobile se faisaient conduire par un chauffeur, les
modèles Bugatti représentaient le premier choix pour tous ceux qui souhaitaient
s’asseoir derrière le volant. La clientèle était principalement constituée de
nobles ou d’industriels dotés d’une fortune conséquente pour leur permettre
d’assouvir leur passion de l’automobile. Contrairement à d’autres constructeurs
qui entretenaient leur propre écurie, Ettore Bugatti fait d’une pierre deux
coups : il propose à sa clientèle fortunée l’achat de voitures de série et
de course, ce qui lui permet, sans avoir recours à de moyens financiers
supplémentaires, de multiplier la renommée de la marque.
De nombreux amateurs de vitesse fortunés
se lancent dans le grand bain de la compétition au volant de leur Bugatti.
C’est le cas du Comte polonais Stanilas Czaykowski.
D’origine polonaise, le richissime Comte Stanilas Czaykowski, est né le 10
juin 1899. Possesseur de sept Bugatti, il se lance dans la compétition à partir
de 1929 sur un T37A. S’il n’a pas le statut de pilote d’usine, il met le prix
pour obtenir la meilleure préparation de Molsheim. Pour la mise au point et l’entretien, le Comte Czaykowski embauche le Sélestadien Jean (Aloyse) Georgenthum. Proche de
l’une de ses propriétés située au Cap d’Ail, les travaux de mécanique
s’effectuent le plus souvent à la concession Bugatti de Nice, dirigée par
Ernest Friderich.
Après avoir remporté le Grand
Prix de Casablanca en 1931, Czaykowski bat le record du monde de l’heure le 5
Mai 1933 sur l’Avus, à 213.842 km/h de
moyenne sur une Bugatti T54.
La Bugatti Type 50 no 3 engagée par
Guy Bouriat
Le type 50 avait fait forte
impression lors de l’édition de 1931, mais la surpuissante Alsacienne
maltraitait ses pneus, Après de multiples déchapages et l’accident de Maurice
Rost, Jean Bugatti avait sagement retiré ses voitures de la course.
La voiture de 1933 porte le N° 3, c'est une ex voiture d’usine de 1931. La
mécanique de la voiture accidentée de Rost aurait été remontée dans un nouveau
châssis, le 50131, puis vendue à Guy Bouriat. La voiture conserve sa couleur
noire, mais elle est équipée cette fois-ci de pneus Dunlop. Louis-Jean Tarante,
officier dans l’armée est initialement prévu pour la piloter mais il est appelé
en dernière minute pour une mission. Pierre Bussienne le remplace sur le champ. Il fait équipe avec Mme Marie Desprez.
La course
Au départ de l’édition 1933,
nombre de regards se portent sur l’énorme Duesenberg, une américaine, aux
allures de toute puissance, pilotée par le Prince Nicolas de Roumanie. Mais il
en faut plus pour gagner.
Le Colonel Lindsay Lloyd,
vice-président et délégué officiel du Royal Automobile-Club de Grande-Bretagne
lâche les 29 voitures.
Nicolas de Roumanie est
disqualifié pour ravitaillement anticipé. La
course se résume en duel entre équipages Alfa Romeo.
23 heures
Pointé un moment en 9ème
position, la Bugatti
no 23 abandonne au 52ème tour sur problème électrique. A ce stade de la course,
elle figurait en 15ème position. (701,584 km)
Mi-course
Photo Tome 1 "24h
MANS 1923-1992"
La Bugatti no 3 est 5ème à 14
tours de l’Alfa Romeo de Sommer-Nuvolari
6 heures du matin
Alors 8ème au classement général,
la Bugatti no
3 abandonne au 119ème tour faute d’eau par suite de vaporisation. (1.605,548 km)
Triplé Alfa Romeo. Raymond Sommer
et Tazio Nuvolari remportent le XIe Grand Prix d’Endurance des 24 heures après
un duel sans merci avec l’Alfa no 8 de Chinetti-Varent.
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24 Heures 1933 - Bugatti 50
N°3
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Engagement G. Bouriat
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Moteur : L8
C Bugatti 4972 cm3
Pilotes :
Mme Marie Desprez
FRA
Pierre Bussienne FRA
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Résultats :
Abandon en course – Radiateur crevé
Distance 1 605,548 km
– 119 Tours
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24 Heures 1933 - Bugatti 51
A N°23
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Engagement Comte Czaykowski
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Moteur : L8
C Bugatti 1493 cm3
Pilotes :
Comte
Stanislas Czaikowski
Jean Gaupillat
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Résultats :
Abandon en course – Electricité
Distance 701,584 km – 52 Tours
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Monza fatal au Comte Stanilas Czaykowski
1er juillet 1933, victoire du
Comte Czaykowski au British Empire Trophy à Brooklands sur Bugatti T54.
10 septembre 1933. Sur le circuit
de Monza, le comte remporte sur son Type 54 no 20 de 4,9L la première manche
éliminatoire. Lors du dernier tour de cette course, la Duesenberg du comte
Felice Trossi casse un piston et les 22 litres d’huile se répandent sur la piste.
Lors de la seconde manche, les
italiens Mario-Umberto Borzacchini (Maserati) et Giuseppe Campari.(Alfa Romeo)
trouvent la mort après avoir perdu le contrôle de leurs bolides en passant sur
la flaque d’huile.
Lors de la finale, le Comte prend
la tête après 4 tours et s’adjuge le record du tour à 187.934 km/h de
moyenne. Lors du 8ème tour, Stanislas Czaykowski se tue dans la Vedano Curve (après
avoir dérapé sur la flaque d’huile ?). La course est interrompue après 14
tours sur les 23 prévus.
Les nouvelles productions de Bugatti
24 septembre 1933, au Grand Prix
d’Espagne, Bugatti fait débuter le Type 59. Cette voiture de 2,8 litres, à double
arbre à cames, remplace la Type
51.
Octobre 1933 Pierre Veyron,
Ingénieur développement, se consacre avant tout, au modèle Type 57. La nouvelle
voiture est présentée en public en octobre 1933 au salon de Paris. La publicité
ne tarissait pas d’éloges sur ce nouveau pur--sang : « Avez-vous songé à toutes les qualités que possèdent les châssis
Bugatti ? La
réserve de puissance, la tenue de route, la précision de la direction, la
souplesse, le
freinage, la robustesse, la légèreté, l’élégance, l’économie d’entretien… le
nouveau type 57 les réunit toutes… »
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