D’année en année, on voit poindre un souci d’aérodynamisme qui confère aux bolides des allures de plus en plus étranges, surtout aux Bugatti, rondement carrossées et dont Jean Bugatti veut, en ce mois de juin 1939, qu’elles battent les records. 

 

départ des 24 heures du mans 1939

Course lancée, on admire l’excellente tenue des trois BMW, le jaune éclatant de l’Alfa de Sommer, la régularité des Lagonda, les vingt heures de Delage en tête (qui empoche une nouvelle prime de 1000 récompensant la voiture de tête à la fin de chaque heure). Mais les vœux de Bugatti sont exaucés. Après 24 heures, le succès d’Amédée Gordini sur sa Simca 8 profilée est occulté par le panache de l’écurie alsacienne, qui met un point à l’histoire de l’avant-guerre en battant légèrement le record de vitesse et en faisant 3300 kilomètres, ce qui n’est pas rien


S’ouvre alors la parenthèse de la guerre, qui ne se refermera qu’en 1949.